La chronique
Après des débuts de carrière difficiles, ayant eu à subir les aléas divers des labels sur lesquels il avait signé, Anthony Hamilton a connu le succès dans les années 2000 grâce à une voluptueuse neo-soul, mais aussi grâce aux coups de main du producteur Jermaine Dupri.
Ce cinquième album, Back To Love, est aujourd'hui produit par Anthony Hamilton lui-même, épaulé par Kenny « Babyface » Edmonds, Salaam Remi (connu entre autres pour son travail pour la regrettée Amy Winehouse) ou encore Kelvin Wooten. Entre soul empruntée aux pointures du genre des années 1970 et R&B plus moderne, Anthony Hamilton chante une fois de plus l'amour et l'introspection.
Si « Woo », le premier single extrait de Back To Love, est plutôt orienté vers le dancefloor mid-tempo, le reste du disque fait lui la part belle aux ballades, souvent réussies (« Best Of Me », « Never Let Go ») et parfois trop convenues (« Pray For Me », « Who's Loving You »). Anthony Hamilton ne se cantonne pas qu'au simple cahier des charges imposé par son style musical de prédilection.
Le chanteur se fait très efficace et subtil lorsqu'il oscille vers le blues, comme sur le très réussi « Mad », morceau un peu plus « dangereux » que les autres, et véritable bulle d'air sur ce Back To Love, un disque certes extrêmement bien produit, abouti, mais souvent trop lisse. Anthony Hamilton reste néanmoins l'une des pointures du genre, et devrait donc sans aucun doute séduire les aficionados des débuts.
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