La chronique
Programme chargé pour le 48ème volume des Cantates de Bach. En effet, Masaaki Suzuki n'a pas souhaité enregistrer dans l'ordre chronologique les 234 cantates de Bach, mais les a disposées avec cohérence, les faisant se répondre l'une à l'autre.
Ainsi, dans ce programme, l'ouverture se fait par « Ewiges Feuer, O Ursprung der Liebe BWV34 » et son ch?ur lors du « O Ewiges Feuer, o Ursprung der Liebe... », qui explose, plein de promesses et d'énergie, comme un accueil à l'auditeur.
L'album est enregistré à Kobe avec le Bach Collegium Japan. D'autres solistes viennent porter main forte au projet : la soprano Hana Bla?íková, le contre ténor Robin Blaze, le ténor Satoshi Mizukoshi et le basse Peter Kooij.
L'ensemble Bach Collegium Japan frôle l'excellence. Virtuose sur les parties les plus orchestrales, il est remarquable quand il s'agit de soutenir et d'accompagner les voix. A contrario d'autres (excellents) ensembles, le Bach Collegium Japan donne une sensation de spontanéité dans l'interprétation, comme si chaque note du « Gott, man lobet dich in der Stille zu Zion, BWV120 » était naturelle. L'ensemble ne semble pas jouer mais s'exprimer. Ce sentiment de naturel, d'authentique, est flagrant lors du « Sei Lob und Ehr dem höchsten Gut, BWV117 » et en particulier pendant le «Sei Lob und Ehr dem höchsten Gut... ».
Fidèle à lui-même, Masaaki Suzuki redonne vie aux cantates de Bach avec cette interprétation sincère, vivante et extrêmement naturelle... comme si l'on écoutait Jean-Sébastien Bach lui-même jouer.
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