La chronique
Gaspard Augé et Xavier de Rosnay sont un peu devenus les maîtres du monde avec leur premier album, envoyant la planète electro et la sphère french touch vers des contrées inexplorées jusqu'alors -hormis par Daft Punk, qui à eux seuls avaient représenté la France il fut un temps-, faisant danser la planète entière grâce à un frénétique « D.A.N.C.E. ».
Avec Audio, Video, Disco, il serait une nouvelle fois réducteur de parler d'electro à la française : ce disque est un disque de rock avant tout. Audio, Video, Disco s'ouvre sur l'épique « Horsepower », qui aurait pu faire office de générique de série télé des années 80. Puis l'album poursuit sa route electro glam rock avec un « Civilization » plus chaloupé, moins abrasif que les premières perles de Justice il y a quelques années. Moins explosif, plus subtil dans ses arrangements (synthés adoucis, mélodies plus pop), Audio, Video, Disco propose quatre titres « chantés » et s'en sort plutôt bien dans cet exercice. Toujours féru de ce son à la Van Halen, le duo lâche la bride sur le véloce « Canon », ou sur « Parade », titre hypnotique entre hard rock 80's et musique de jeu vidéo délavé appartenant au passé, ou au futur, nous n'en saurons rien...
Minimaliste mais touffu, simple comme bonjour et pourtant très inspiré, ce Audio, Video, Disco nous donne rendez-vous avec Justice à un endroit curieux. Les deux français sont assez malins pour prendre le contre-pied du premier opus, préférant se positionner en petits savants electro rock ingénieux plutôt qu'en machine à faire danser les stades. C'est audacieux, et c'est réussi.
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