La chronique
Après la variété, le rock, le reggae, Jenifer intègre un nouvel univers. Ici, il faut aimer la refonte de la pop electro 80's. A l'écoute du single « Je danse », on imagine un vieux tube du Top 50, porté par une chanteuse sexy. C'est d'ailleurs le concept du clip girly où Jen enchaîne les tenues.
Jenifer s'est entourée d'une fine équipe : le groupe Jamaica (Chat et Florent Lyonnet), Siméo, Jérôme Attal, Rose ou Pierre Dominique Burgaud. Elle a confié la réalisation à Pierrick Devin (Phoenix, Cassius) et Pierre Guimard (Lilly Wood and the Prick). Voilà pour le casting de luxe.
L'album est résolument dance-floor. Synthés, énergie, fun. Jenifer assume des hits en puissance, dans le même esprit (« A peine », « Pole Dance »). « L'amour fou » se détache par son ton plus désabusé. « Les Autocollants » amuse par son texte ironique sur la puissance adhésive du genre masculin. « Pas que ça à faire » et « Le dos tourné » sont orientés vers un son très funk.
Au final, l'album reste rafraîchissant. Alors pourquoi a-t-on autant de mal à y croire ? Probablement parce qu'il pourrait être chanté par une autre artiste du même acabit que Jenifer. Un peu comme lors de la tentative d'Alizée, avec le groupe electro Chateau-Marmont. En attendant la prochaine trouvaille musicale de Jen (punk, classique, country, lyrique ?) on danse...
Paula Haddad
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