La chronique
Même si de tous les albums d’Aerosmith, c’est le moins bien enregistré (ceci à cause d’un flagrant manque de moyens), il a gardé un charme pas déplaisant, certaines de ses sept compositions originales – toutes signées ou co-signées Steven Tyler – ayant atteint le statut de classique, comme le brillant « Mama Kin », le zeppelinien « Movin’Out » et bien sûr le déchirant « Dream On », qui fait toujours aujourd’hui la fierté de leur répertoire de scène. Ils montrent aussi qu’ils apprécient l’exercice de la reprise, même si la seule qui figure ici, celle de « Walking The Dog » de Rufus Thomas, n’est pas leur plus réussie (à noter qu’un laissé-pour-compte des séances ressurgira quinze ans plus tard en bonus sur le Classics Live, « Major Barbra »).
L’honnêteté de cette démarche, ainsi que la spontanéité des musiciens et leur enthousiasme, compensent leurs maladresses et font de ce disque un très beau témoignage de leurs toutes premières années de carrière avec de précieux enregistrements live en radio d’époque scandaleusement toujours inédits, sauf en pirate. Comme il le souhaitait, le groupe s’est engagé dans une voie à sens unique (« One Way Street »), celle du succès, et il la remonte à pleins gaz. NB : un « laissé-pour-compte » des séances ressurgira quinze ans plus tard en bonus sur le Classics Live : « Major Barbra ».
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