La chronique
Le premier album de The Dø A Mouthful est à l'image du groupe : à savoir un album hors normes tout en diversité et originalité.
C'est un album insaisissable où l'on retrouve un mélange plutôt bien ficelé de divers genres musicaux. De la même façon, on y retrouve même ce passé cinématographique qui plane au-dessus de chaque morceau. De l'avis même de Dan Levy, « chaque chanson est un court-métrage ». La liberté a été le maître mot de cet album, le duo de Dø a laissé vaguer son imagination sans aucune contrainte de maison de disques. Grand bien leur en a pris, les quinze morceaux, entraînés par la voix aiguë et écorché d'Olivia Bouyssou Merilahti qui n'est pas sans rappeler Björk, sont de vrais trésors.
Cet album bigarré débute par une intro sur fond de flûte et de percussion « Playground Hustle », puis se poursuit par une jolie ballade en finnois « Unissasi Laulelet » et continue par un titre rock plus rythmné façon A-Ha. On retrouve du folk mélodique, du rock, de la pop avec les titres « The Bridge is Broken » et « Stay Just a Little Bit More » accompagné par un ukulélé. Du blues avec « Tammie », une ballade en forme de slow « Song for Lovers », des rythmes du monde avec percussions, xylophone, cloches, trompette et flûte pour « Playground Hustle » et même du hip-hop avec « Queen Dot Kong ».
Des arrangements étonnants, une diversité musicale qui étonne et rafraîchit de la tendance rock traditionnelle du moment. The Dø avec A Mouthful affirme son envie de casser les codes pour s'imposer comme un groupe aux influences diverses, au style audacieux et éclectique, avec une production léchée et créative qui n'a rien a envier aux plus grands.
Jamila Wahid
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