La chronique
Sur le disque Amoureuses (2008), accompagnée par le Concerto Köln dirigé par Daniel Harding, Patricia Petibon réunit de grandes héroïnes d’opéras de Gluck, Mozart et Haydn, dressant un tableau de figures aux tempéraments variés.
Abordant des rôles aussi différents que la tendre Barberine dans Les Noces de Figaro de Mozart, la contemplative Euridice dans Orphée et Euridice de Haydn, ou l’Armide de Gluck, vaincue et au désespoir, Patricia Petibon dévoile une vaste palette émotionnelle et ses talents de tragédienne.
Démontrant une virtuosité époustouflante dans l’air de La Reine de la nuit, elle colore subtilement toutes les inflexions redoutables de cet air de bravoure où se révèle particulièrement son timbre cristallin et perçant dans les aigus. Les quelques passages dans les tessitures graves ravissent par leurs couleurs chaudes et émouvantes.
Patricia Petibon se distingue par son goût pour le chant senza vibrato, ou dosé avec parcimonie et subtilité, dégageant alors une grande pureté.
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