Michel Ocelot n'imaginait sans doute pas que son petit Kirikou conquérrait le monde. Mais depuis la sortie de Kirikou et la sorcière et son succès international, le petit personnage africain rencontre une notoriété équivalente à celle des personnages de Disney. A tel point qu'une comédie musicale, Kirikou et Karaba va bientôt prolonger les aventures du petit héros sur scène. La pureté du dessin d'Ocelot, la sincérité de son propos et l'honnêteté des idées que son film véhicule ont touché et conquis plusieurs générations, transportées par ce conte africain magique.
Michel Ocelot a passé une grande partie de son enfance en Guinée, et a été très marqué par le continent africain. En 1998 sort son premier long métrage, Kirikou et la sorcière, succès critique et public considérable. Ocelot lui donnera une suite, Kirikou et les bêtes sauvages, dont l'accueil fut tout aussi excellent (2005). Entre temps, il peut sortir sur grand écran Princes et princesses, un montage d'anciens films conçus selon la technique des ombres chinoises, ouvrant la voie à un renouveau du cinéma d'animation à la française.
Pour son dernier film, Ocelot se replonge dans son enfance partagée entre l'Afrique et la France et traite de la tolérance, de l'acceptation de l'autre dans une fable en 3D chatoyante et brillante, Azur et Asmar, dans laquelle on retrouve l'univers poétique et naïf du réalisateur. Encore une fois, l'univers du réalisateur enchante et fascine son public.
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