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Lil Wayne

Lil Wayne

De nombreux rappeurs américains s'appellent « Lil » (diminutif oral de « Little », c'est-à-dire « petit ») quelque chose, mais Dwayne Michael Carter, né le 27 septembre 1982, a vraiment commencé petit, n'usurpant pas le qualificatif. Grandissant dans le quartier difficile de Hollygrove, où il ne manque pas les cours de théâtre que ses dispositions artistiques exigent, il rencontre Bryan « Baby » Williams, le patron de Cash Money Records, alors qu'il n'a que onze ans, puis il encombre son répondeur téléphonique de freestyles. Bryan Williams devient une sorte de père par procuration pour le jeune rappeur turbulent (il quitte l'école à 14 ans, mais obtiendra néanmoins son bac par correspondance, se tire accidentellement une balle dans le torse, est père avant 20 ans...) et curieux (il s'intéresse aussi au rock et cite Nirvana parmi ses idoles de jeunesse).

South (out)sider

Après avoir sorti ses premiers maxis sur le label de son mentor, Lil Wayne rejoint trois autres rappeurs, Juvenile, Turk et B.G. au sein des Hot Boys, un super groupe formé par son label, et dont il est le plus jeune membre. En 1997, quand sort le premier album de ce gang (Get It How You Live), la spirale du succès commence à toucher le son du sud et de le Nouvelle-Orléans. Les trois albums des Hot Boys rencontrent font chacun un triomphe (le dernier en 2003) et, bien évidemment, chacun des membres du quatuor en profite pour renforcer en parallèle sa carrière solo.

Lil Wayne sort Tha Block Is Hot en 1999, un premier album alors qu'il n'a que seize ans, qui est certifié double platine et se classe à la troisième place du classement américain. Le succès touche aussi le single homonyme et fait de l'adolescent un jeune millionnaire. Dans la foulée, il participe au morceau « Bling Bling » de son collègue B.G., qui est à l'origine du terme abondamment repris depuis.

D'ailleurs les Hot Boys sont très présents sur les albums solo des uns et des autres, à commencer par ceux de Lil Wayne. Il sort son deuxième effort solo en 2000, mais Lights Out porte bien son nom : la lumière faiblit sur le rappeur qui ne réussit à décrocher « que » un Disque d'or avec son album, sans soute enregistré sans conviction. Mais sa participation au hit « #1 Stunna » avec Juvenile et Bit Tymers, un autre groupe Cash Money, le laisse dans l'?il de la notoriété du gangsta rap sudiste.

Le retour

En 2002, il revient avec un troisième effort solo, 500 Degreez, ainsi nommé en référence à un album de Juvenile, 400 Degreez. Les tensions sont nées entre les membres du groupe et leur label et Juvenile est parti, cette année-là, enregistrer ailleurs. Lil Wayne veut sans doute faire monter la température plus haut. L'album est également Disque d'or, ce qui reste une performance « faible » quand on considère l'ensemble de sa carrière. Les années fastes reviennent dès 2004 avec Tha Carter, le premier album d'une série couronnée de succès.

À 22 ans, l'artiste s'est donné les moyens de parfaire son artisanat, travaillant sa diction et ses rimes et n'hésitant pas à expérimenter une musique plus élaborée. L'album se vend à plus d'un million d'exemplaires et le single « Go DJ » est son premier véritable tube depuis longtemps. L'album est organisé autour d'un concept emprunté au film New Jack City, dans lequel le héros se réfère à son « établissement » de dealer de drogue en le nommant Tha Carter. Le rappeur, lui, reprend l'idée pour décrire sa villa et plusieurs morceaux se passent dans ce cadre, comme une description des activités qu'il y mène. À la suite de ce succès retrouvé, Lil Wayne participe avec le rappeur d'Atlanta T.I. au « Soldier » de Destiny's Child, qui se classe en haut des charts.

Pour Tha Carter II, le producteur Mannie Fresh, qui signait tous les instrumentaux de l'écurie Cash Money, a pris le large. C'est l'occasion pour cet album de 2005 d'ouvrir la palette musicale et ce changement d'horizon bénéficie à l'album : il s'écoule à plus de deux millions d'exemplaires, se classe dès la première semaine n°2 des charts et renforce l'impact durable de son auteur sur le paysage du rap américain. En cette ère nouvelle qui voit l'effondrement des ventes physiques, Lil Wayne reste un des rares champions en la matière et enchaîne les tubes avec « Fireman », « Grown Man » ou « Shooter ».

Présidents

Sa proximité avec « Baby » Williams lui vaut d'être nommé à la fin de l'année président de Cash Money, où il établit une nouvelle entité, Young Money Entertainment. Il s'occupera de ces deux entreprises jusqu'à la fin 2007, préférant ensuite se concentrer sur son activité d'artiste.

Préférant ralentir un peu sa production, Lil Wayne passe les années 2006 et 2007 sans sortir d'album nouveau, mais on l'entend ici et là, puisqu'il apparaît en invité sur de nombreux albums : avec son mentor sur l'album Like Father, Like Son, puis sur des titres de Chris Brown, Fat Joe, Wyclef Jean, Jay-Z et de nombreux remixes... Il sort également plusieurs mix-tapes de qualité. Sur l'une d'entre elles, il se fait remarquer sur un autre terrain en critiquant ouvertement George W. Bush pour son (in)action lors de la catastrophe liée à l'ouragan Katrina qui a ravagé sa ville.

Malgré deux arrestations « de rigueur » (pour possession de marijuana et d'une arme), il règne sans partage sur le marché et finit 2007 en étant nommé artiste de l'année dans les référendums de nombreux médias. C'est le bon moment pour lancer Tha Carter III, qui sort en 2008 après que nombre de titres s'en sont « échappés » sur le web et distribué sur des mix-tapes. Lil Wayne décide donc de les réunir sur Tha Carter III : The Leak, une façon de mix-tape « officielle » qui voit le jour fin 2007, tandis que le véritable Tha Carter III sort en juin 2008, après d'autres ennuis avec la justice américaine (pour les mêmes raisons combinées). Ce troisième volet se vend à plus d'un million d'exemplaires la semaine de sa mise sur le marché. Le single « Lollipop » est son plus gros succès dans ce format, puisqu'il est n°1. Il est bientôt rejoint par « A Milli » puis « Got Money » et de nombreux autres, Lil Wayne réussissant ce challenge d'être un gros vendeur aussi bien en album (double platine, en deux mois, c'est-à-dire deux millions de copies) qu'en format court.

Tha Carter IV est, en 2008, en cours d'élaboration, mais ce n'est pas le seul projet de cet artiste workaholic : il a annoncé successivement un album en collaboration avec Juelz Santana, un album de R&B pour lequel il chanterait à travers un vocoder, un album en collaboration avec le chanteur Lloyd, une mix-tape avec DJ Drama, un album avec le rappeur T-Pain avec lequel il a formé le duo T-Wayne, enfin un concert de reformation des Hot Boys est annoncé pour octobre 2008, à New Orleans.

Prévu en 2009 et plusieurs fois repoussé, Rebirth sort en février 2010. Lil Wayne le présente comme un album de "rock", malgré la présence de certains titres rap. Un an et demi après, en septembre 2011, Lil Wayne retrouve ses comparses habituels pour le quatrième épisode de sa série, Tha Carter IV.

Copyright 2012 Music Story Jean-Eric Perrin


 

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