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Bob Sinclar

Bob Sinclar

Christophe Le Friant voit le jour le 10 mai 1969 à Douarnenez (Finistère)

Attiré très jeune par les synthétiseurs, échantillonneurs et autres gadgets permettant de produire de la musique électronique, le jeune homme commence, dès l'adolescence, à poser ses premiers sets et ses compositions lors de fêtes lycéennes, puis, pour se faire un peu d'argent de poche, dans quelques bars et clubs où ses performances de DJ sont demandées.

Dès l'âge de 18 ans, Christophe Le Friant, qui se fait alors appeler The Mighty Bop derrière les platines, abandonne les études pour se consacrer à ce qu'il considère déjà comme son futur métier. Sa rencontre, en 1990 avec Alain Hô, plus connu dans le milieu de la nuit sous le nom de DJ Yellow (surnom qu'il doit à ses origines asiatiques) donne naissance à Yellow Productions, petit label musical qui se spécialise dans le trip-hop, l'electro et la soul. Au catalogue de Yellow Productions, on retrouve ainsi des noms comme Kid Loco ou Silent Poets. The Mighty Bop enregistre même quelques-uns de ses sets, alors que Le Friant continue à mixer dans les clubs, mais cette fois-ci sous le pseudo de Chris The French Kiss.

French kiss pour la French Touch

Sa carrière de producteur occupe principalement Chris the French Kiss pendant près de huit ans, furetant dans les clubs et découvrant quelques mixeurs de talent au sein du monde de la nuit. Le catalogue de Yellow Productions s'étoffe (Salome de Bahia, Ingrid de Lambre...), d'autant que Le Friant est l'un des premiers à miser sur les DJ féminines, là où, paradoxalement, le métier reste trusté par des hommes. S'il continue à mixer occasionnellement dans les soirées dont il assure la maîtrise de cérémonie, Le Friant met de côté ses aspirations artistiques personnelles pour se consacrer au développement de son propre label.

Ce n'est qu'en 1998 qu'il décide de se lancer lui-même et de s'auto-produire, mais sous un autre pseudo cette fois. Fan de Jean-Paul Belmondo, il choisit le patronyme de Bob Sinclar (nom de l'espion de choc que ce dernier interprète dans Le Magnifique) en guise de nouvelle raison sociale. Un pseudonyme « à l'américaine » dont la consonnance anglo-saxonne n'est pas choisie totalement au hasard non plus, le petit Frenchy envisageant sérieusement de conquérir le public anglophone.

Quatre titres du DJ commencent alors à faire le tour des soirées acid-house et techno : « Gym Tonic », « The Ghetto », « My Only Love » et « Ultimate Funk », tous composés par Le Friant. Le premier album de Sinclar, Paradise ne rencontre qu'un petit succès d'estime en France et en Australie, mais permet au DJ d'acquérir une notoriété suffisante pour que les directeurs artistiques des grands clubs anglo-saxons le convient à animer quelques-unes de leurs soirées. On l'entend ainsi mixer à Sydney, New York, Milan, Berlin ou Tokyo, bref, tous les terrains qu'un DJ partant à la conquête du monde est tenu impérativement d'occuper.

Clubbers de tous les pays, ralliez vous à mon panache blanc

Dans le monde de la nuit et des discothèques, la France a la cote. Pour les clubbers de tous les pays, Paris, ses clubs et ses DJ restent des références en matière de fête. Les années 2000 révolutionnent le milieu de l'electro car, portée par la tendance, la déferlante French touch débarque massivement dans les clubs. Sinclar ne s'y trompe pas en intitulant son album qui sort en 2001, Champs-Élysées, symbole français s'il en est. Même s'il ne conquiert pas l'Amérique grâce à cet album, le succès n'en est pas moins au rendez-vous pour Sinclar qui, désormais, se fait un nom hors du microcosme des clubbers et commence à être connu en dehors du cercle resteint des habitués des dancefloors car Sinclar, du fait de son passé de producteur de soul et d'acid-jazz dispose d'un atout peu répandu chez les DJ : l'éclectisme musical.

Africanism, un album sur lequel il invite de nombreux autres DJ, est un bootleg qui incarne typiquement le genre de produit à succès que son public réclame : une succession de titres puisant leurs inspirations dans les musiques du monde, forme particulière de fusion adaptée à un support electro. Mais l'album qui vient véritablement lui apporter la consécration reste indéniablement Cerrone by Bob Sinclar, hommage appuyé (et intéressé) rendu au pape du disco par l'un des archevêques du mixage.

Electro aimant

III en 2003, puis Enjoy et In The House en 2004 ne rencontrent pas vraiment leur public, en dépit du succès de certains des morceaux extraits des albums comme « Kiss My Eyes » ou « The Beat Goes On ». Sinclar dispose d'une vraie notoriété, mais d'autres DJ's comme Daft Punk, Laurent Garnier, Etienne de Crécy ou David Guetta, plus « people » et disposant d'un jeu de scène et/ou d'une esthétique beaucoup plus marquée que celle de Le Friant. Oscillant toujours entre la découverte de nouveaux talents pour Yellow et ses propres compositions, le DJ continue l'exploitation de l'electro-world avec Africanism II en 2004, suivi par un troisième opus en 2005, toujours avec les mêmes recettes (faire la part belle aux DJs invités, fusionner les genres), toujours avec le même succès.

En 2006, Western Dreams se classe numéro 1 en Suisse et très confortablement en Grande-Bretagne, France et Belgique ainsi qu'aux Etats-Unis et aux Pays-Bas. Invité à mixer lors de grandes soirées clubbing internationales, le DJ et homme d'affaires avisé ne manque jamais de faire la part belle aux poulains de l'écurie Yellow lors de ses sets. D'ailleurs, tout DJ qu'il est, Sinclar n'oublie jamais qu'il est avant tout businessman et lorsque survient la crise de l'industrie du disque, il est l'un des premiers à développer des méthodes de distribution plus originales, comme la téléphonie mobile ou, bien évidemment, le téléchargement (payant, ou gratuit) sur le net.

Africanism III
et Soundz of Freedom viennent compléter le registre décidément très pluridisciplinaire du musicien. En 2007, il reçoit le NRJ Music Award du « Meilleur DJ », dans une sélection qui l'opposait à David Guetta, David Vendetta, Laurent Wolff et Martin Solveig. Le 6 mai 2007, alors qu'une partie de la France fait la tronche et que l'autre fête la victoire de Nicolas Sarkozy, c'est à Bob Sinclar qu'échoit de faire danser les fêtards place de la Bastille, avec un set qui n'est pas sans rappeler celui qu'il avait animé au Playboy Mansion quelques mois plus tôt.

Sinclar poursuit sa quête de l'electro éclectique avec Born in 69, un album en forme de profession de foi pour le quadragénaire qui revendique ses racines hip-hop en invitant Sugarhill Gang (« La La Song ») ou dancehall par le biais de Shabba Ranks (« Love You No More »). Faisant suite à Born in 69, en partie enregistré en Jamaïque, son nouvel album Made in Jamaïca est une relecture reggae de ses propres succès dansants. La mythique paire Sly & Robbie officie sur ce disque downtempo dont est tiré en premier extrait le duo « I Wanna » avec Shaggy, artiste emblématique de l'île.

Distancé momentanément dans la course au hits planétaire qui l'oppose à David Guetta, Bob Sinclar répond à sa manière en enrôlant à son tour une flopée d'artistes internationaux. La réplique débute par « Tik Tok » avec Sean Paul en 2010. Puis ce sont « Far l'Amore » avec Raffaella Cara et « Fuck With You » avec Sophie Ellis-Bextor qui sont des tubes en 2011, principalement en Italie, Espagne, et France. Lorsque Disco Crash sort en janvier 2012, il est idéalement précédé de « Me Not a Gangsta » avec la récente star du dancehall français Colonel Reyel.

Copyright 2014 Music Story Benjamin D'Alguerre


 

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